Tous sauvés par la foi en Jésus-Christ (Lc 18, 42-43a).

🗓 𝐉𝐞𝐮𝐝𝐢 𝟐𝟒 𝐒𝐞𝐩𝐭𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞 𝟐𝟎𝟐𝟎
« 𝐽𝑒́𝑠𝑢𝑠 𝑙𝑢𝑖 𝑑𝑖𝑡 : " 𝑅𝑒𝑐𝑜𝑢𝑣𝑟𝑒 𝑙𝑎 𝑣𝑢𝑒, 𝑡𝑎 𝑓𝑜𝑖 𝑡'𝑎 𝑠𝑎𝑢𝑣𝑒́ ". 𝐸𝑡 𝑎̀ 𝑙'𝑖𝑛𝑠𝑡𝑎𝑛𝑡 𝑚𝑒̂𝑚𝑒 𝑖𝑙 𝑟𝑒𝑐𝑜𝑢𝑣𝑟𝑎 𝑙𝑎 𝑣𝑢𝑒 » (𝐿𝑐 18, 42-43𝑎).
𝐀𝐮𝐣𝐨𝐮𝐫𝐝'𝐡𝐮𝐢 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐚𝐥𝐥𝐨𝐧𝐬 𝐬𝐩𝐞́𝐜𝐢𝐚𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐢𝐧𝐭𝐞́𝐫𝐞𝐬𝐬𝐞𝐫 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐫𝐞́𝐩𝐨𝐧𝐬𝐞 𝐝𝐞 𝐉𝐞́𝐬𝐮𝐬 𝐪𝐮𝐢 𝐚𝐧𝐧𝐨𝐧𝐜𝐞 𝐞𝐭 𝐩𝐨𝐫𝐭𝐞 𝐥𝐞 𝐬𝐚𝐥𝐮𝐭 𝐚̀ 𝐁𝐚𝐫𝐭𝐢𝐦𝐞́𝐞. 𝐌𝐚𝐢𝐬 𝐚𝐯𝐚𝐧𝐭 𝐜𝐞𝐥𝐚, 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐚𝐥𝐥𝐨𝐧𝐬 𝐟𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐮𝐧 𝐩𝐞𝐭𝐢𝐭 𝐝𝐞́𝐭𝐨𝐮𝐫 𝐬𝐮𝐫 𝐮𝐧 𝐟𝐚𝐢𝐭 𝐪𝐮𝐢 𝐩𝐨𝐮𝐫𝐫𝐚𝐢𝐭 𝐬𝐞𝐦𝐛𝐥𝐞𝐫 𝐚𝐧𝐨𝐝𝐢𝐧 : 𝐥𝐞 𝐯𝐞𝐫𝐛𝐞 𝐭𝐫𝐚𝐝𝐮𝐢𝐬𝐚𝐧𝐭 𝐥𝐞 𝐫𝐞𝐜𝐨𝐮𝐯𝐫𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐥'𝐚𝐯𝐞𝐮𝐠𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐉𝐞́𝐫𝐢𝐜𝐡𝐨.
En effet, Luc parle de recouvrir la vue et non de voir au sens de la première fois. Le verbe grec qu'il utilise le montre clairement : « ἀναβλέπω (𝐚𝐧𝐚𝐛𝐥𝐞𝐩𝐨) »,qui signifie "regarder, voir, la vue ; recouvrer la vue (perdue)". Disons que c'est le même mot qui est utilisé dans la demande (ou requête) de Bartimée à Jésus.
Notons que ce verbe est constitué de la préposition et adverbe primaire : « ἀνα (𝐚𝐧𝐚) » qui a de nombreux sens parmi lesquels : à ou de nouveau, encore, en sens contraire, en haut de, en arrière, à l'écart, à travers".
Et du verbe « βλέπω (𝐛𝐥𝐞𝐩𝐨) » qui signifie "voir, discerner, par l'intermédiaire de l'oeil ; métaphorique : voir avec les yeux de l'esprit ; regarder, la vue, avoir une vision, prendre garde, se garder, faire en sorte, considérer".
On pourrait croire, dès lors, que l'aveuglement de Bartimée est quelque chose qui est arrivé au cours de son histoire terrestre, c'est-à-dire il serait né en voyant et, à un moment donné de son histoire, il a perdu la vue. Par la suite, il la recouvre grâce à l'action du Jésus. Ce qui peut laisser sous-entendre que l'aveuglement de Bartimée n'était pas physique, mais le récit ne nous donne pas d'éléments pour l'affirmer de manière concrète.
Par contre, on pourrait affirmer que cet aveuglement est aussi spirituel, ainsi en sortir c'est comme sortir du péché. C'est-à-dire qu'en lui redonnant la vue, le Seigneur le rend pur, le fait sortir de sa situation pécheresse, ou encore que le Seigneur le sauve parce qu'étant dans le péché, il était perdu et mort. Et la suite de la phrase pourrait nous permettre de soutenir une telle idée : « "... ta foi t'a sauvé "» (Lc 18, 42).
Ensuite, « Va, ta foi t'a sauvé (Mc - Lc) si Mt ne le répète pas, c'est qu'il avait insisté sur la foi dans son premier récit du miracle des deux aveugles (§ 95 - Mt 9, 28). Sur le rapport < Foi et Miracle, cf. Tables des Thèmes >. Si Bartimée est « venu près de Jésus », c'est d'abord par sa foi ; c'est elle qui l'a fait « bondir », dès l'appel » (Bible chrétienne, II* Commentaire, 1988, p. 546)..
On comprend que l'aveugle de Jéricho a fait preuve d'une grande foi. En effet, pour ce qui est de la réponse, dans tous les Synoptiques, la guérison est la résultante de la foi de l'aveugle de Jéricho, qui repose sur quatre éléments qui manifestent sa foi :
Premièrement, il a appelé Jésus "𝐅𝐢𝐥𝐬 𝐝𝐞 𝐃𝐚𝐯𝐢𝐝" quand les autres l'appelaient "𝐉𝐞́𝐬𝐮𝐬 𝐝𝐞 𝐍𝐚𝐳𝐚𝐫𝐞𝐭𝐡". Deuxièmement, il a appelé Jésus "𝐑𝐚𝐛𝐛𝐨𝐮𝐧𝐢" quand les autres l'appelaient "𝐑𝐚𝐛𝐛𝐢". Troisièmement, il a été 𝐩𝐫𝐨𝐦𝐩𝐭 𝐚̀ 𝐫𝐞́𝐩𝐨𝐧𝐝𝐫𝐞 𝐚̀ 𝐥'𝐚𝐩𝐩𝐞𝐥 𝐝𝐮 𝐒𝐞𝐢𝐠𝐧𝐞𝐮𝐫 qui l'invitait à changer de vie. Quatrièmement, 𝐢𝐥 𝐚 𝐜𝐫𝐮̂ 𝐞𝐧 𝐉𝐞́𝐬𝐮𝐬, c'est-à-dire il a cru qu'il pouvait lui redonner la vue.
Par ailleurs, il convient de noter que le Christ n'a pas seulement guéri l'aveugle de Jéricho, il l'a aussi sauvé. En effet, « en Mc, Jésus lui dit seulement « Va, ta foi t'a sauvé », mais en Lc, Jésus reprend le désir exprimé par l'aveugle : « Vois ! Ta foi t'a sauvé ». Comme le lépreux Samaritain, il n'est pas seulement guéri, mais sauvé, parce qu'il sait rendre gloire à Dieu. » (Cahier Évangile, n· 137).
On comprend alors que la foi ne fait pas que guérir l'aveugle de Jéricho, elle lui a aussi permis d'avoir le salut, et le Christ le lui dit de manière explicite « ... Ta foi t'a sauvé » (Lc 18, 42). 𝐀𝐢𝐧𝐬𝐢 𝐥𝐚 𝐟𝐨𝐢 𝐞𝐧 𝐉𝐞́𝐬𝐮𝐬 𝐧'𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐬𝐞𝐮𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐬𝐨𝐮𝐫𝐜𝐞 𝐝𝐞 𝐠𝐮𝐞́𝐫𝐢𝐬𝐨𝐧 𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐚𝐮𝐬𝐬𝐢 𝐬𝐨𝐮𝐫𝐜𝐞 𝐝𝐞 𝐬𝐚𝐥𝐮𝐭.
Pour dire que si nous croyons fermement en Jésus, Il ne fera pas seulement que nous guérir quand nous serons malades ou nous donner de quoi vivre (le pain quotidien), Il nous assurera aussi la vie après la mort. Le prophète Habaquq nous le disait déjà à cet effet : « le juste sera sauvé par sa foi » (Ha 2, 4). Cette idée sera reprise par Saint Paul pour formuler sa doctrine de la justification par la foi... (cf. Rm 1, 16-17 ; He 10, 38).
𝐃𝐞 𝐜𝐞 𝐟𝐚𝐢𝐭, 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐚𝐯𝐨𝐧𝐬 𝐚̀ 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐫𝐞𝐧𝐝𝐫𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐞 𝐂𝐡𝐫𝐢𝐬𝐭 𝐧𝐞 𝐟𝐚𝐢𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐪𝐮𝐞 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐠𝐮𝐞́𝐫𝐢𝐫 𝐨𝐮 𝐯𝐞𝐧𝐢𝐫 𝐚𝐮 𝐬𝐞𝐜𝐨𝐮𝐫𝐬 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐬 𝐛𝐞𝐬𝐨𝐢𝐧𝐬 𝐪𝐮𝐨𝐭𝐢𝐝𝐢𝐞𝐧𝐬 ; 𝐈𝐥 𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐦𝐨𝐲𝐞𝐧 𝐝𝐞 𝐬𝐚𝐥𝐮𝐭. 𝐈𝐥 𝐞𝐬𝐭 𝐧𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐯𝐞́𝐫𝐢𝐭𝐚𝐛𝐥𝐞 𝐒𝐚𝐮𝐯𝐞𝐮𝐫, 𝐜'𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐨𝐮𝐫𝐪𝐮𝐨𝐢 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐚𝐯𝐨𝐧𝐬 𝐚̀ 𝐚𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐮𝐧𝐞 𝐟𝐨𝐢 𝐟𝐞𝐫𝐦𝐞 𝐞𝐧 𝐬𝐨𝐧 𝐚𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐧𝐨𝐬 𝐯𝐢𝐞𝐬.
Ainsi prions le Seigneur, afin qu'au milieu de nos difficultés, de nos soucis terrestres nous ne manquions pas d'avoir foi en Jésus-Christ, notre Sauveur. Que son salut touche tous les Hommes de sorte que personne ne se perde.
✍🏽𝐒𝐢𝐫 𝐋𝐲𝐡𝐚𝐦




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