Alors le Dieu de la paix sera toujours avec nous (Cf. Ph 4, 9)...

🗓 𝐃𝐢𝐦𝐚𝐧𝐜𝐡𝐞 𝟎𝟒 𝐎𝐜𝐭𝐨𝐛𝐫𝐞 𝟐𝟎𝟐𝟎
⛪ 𝟐𝟕𝐞̀𝐦𝐞 𝐃𝐢𝐦𝐚𝐧𝐜𝐡𝐞 𝐝𝐮 𝐓𝐞𝐦𝐩𝐬 𝐎𝐫𝐝𝐢𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞, (𝐀)
« 𝐶𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑎𝑣𝑒𝑧 𝑎𝑝𝑝𝑟𝑖𝑠 𝑒𝑡 𝑟𝑒𝑐̧𝑢, 𝑐𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑎𝑣𝑒𝑧 𝑣𝑢 𝑒𝑡 𝑒𝑛𝑡𝑒𝑛𝑑𝑢 𝑑𝑒 𝑚𝑜𝑖, 𝑚𝑒𝑡𝑡𝑒𝑧-𝑙𝑒 𝑒𝑛 𝑝𝑟𝑎𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒. 𝐸𝑡 𝑙𝑒 𝐷𝑖𝑒𝑢 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑝𝑎𝑖𝑥 𝑠𝑒𝑟𝑎 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑣𝑜𝑢𝑠 » (𝑃ℎ 4, 9).
Comme nous le disions déjà dimanche passé, cette parole est destinée en premier aux chrétiens de Philippes, colonie romaine. C'est une lettre où l'apôtre des Nations (dont l’authenticité de la lettre n’est pas remise en question) souhaite que les chrétiens de Philippes soient exemplaires parce qu’ils vivent en présence des gens qui sèment le trouble ; les "chiens" qui pratiquent la circoncision, mais qui restent attachés à la chair (Cf. Ph 3).
Dans cette optique, le but est qu'en vivant chrétiennement, cette communauté soit un modèle à imiter d'une part, et qu'elle laisse transparaître (fasse découler) 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐩𝐞𝐫𝐦𝐚𝐧𝐞𝐧𝐭𝐞 𝐝𝐮 𝐃𝐢𝐞𝐮 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐩𝐚𝐢𝐱 𝐪𝐮𝐢 𝐞𝐬𝐭 𝐥𝐚 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐞́𝐪𝐮𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐝'𝐮𝐧𝐞 𝐯𝐢𝐞 𝐚𝐧𝐜𝐫𝐞́𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐏𝐚𝐫𝐨𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐃𝐢𝐞𝐮, 𝐥𝐚 𝐦𝐢𝐬𝐞 𝐞𝐧 𝐩𝐫𝐚𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐞𝐧𝐬𝐞𝐢𝐠𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐝𝐨𝐧𝐧𝐞́𝐬 𝐞𝐭 𝐫𝐞𝐜̧𝐮𝐬 𝐞𝐭 𝐥'𝐢𝐦𝐢𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐩𝐚𝐬𝐭𝐞𝐮𝐫.
En clair, dans ce verset, saint Paul invite et recommande aux membres de la communauté de Philippes de mettre en pratique ou de vivre suivant les enseignements donnés, et surtout l'exemple qu'il a laissé qui sont gage de la Concorde et la présence de Dieu dans la communauté (cf. Bible Jérusalem, note de page q, p. 1737).
Déjà, de quelle paix parle-t-il ? De prime à bord il n'est pas question de la 𝑃𝑎𝑥 𝑅𝑜𝑚𝑎𝑛𝑎, c'est-à-dire la "paix romaine" qui est une paix en trompe-l’œil, parce qu'elle correspond la longue période de paix imposée par l'Empire romain aux régions conquises entre le Ier et le IIe siècle après Jésus-Christ. Ce fût une ère de relative tranquillité, pendant laquelle Rome n'éprouva ni guerre civile majeure, ni de grande invasion. Mais celle-ci n'était qu'extérieure et apparente parce qu'elle était consécutive à l'usage des armes et autres moyens immoraux utilisés par les légions romaines.
Cependant, celle dont parle Paul est celle qui met les hommes dans une entente significative, une concorde parfaite parce qu'elle ne renvoie pas qu'à la paix extérieure, c'est-à-dire l'absence de guerre. En effet, pour nommer la paix dont il fait allusion, Paul utilise le mot « εἰρήνη (𝐞𝐢𝐫𝐞̂𝐧𝐞̂) » qui signifie "dans un état de tranquillité nationale (exemption de la rage et du ravage de la guerre) ; Paix entre les individus, harmonie, concorde ; Sûreté, sécurité, prospérité, félicité, (à cause de la paix et de l'harmonie qui rendent les choses sûres et prospères) ; La paix du Messie (Le chemin qui conduit à la paix, le salut)".
Si ce terme semble traduire la paix terrestre, il peut aussi signifier la paix que connaîtront les hommes après la mort. Car, il se traduit aussi par : " 𝑃𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑎 𝐶ℎ𝑟𝑒́𝑡𝑖𝑒𝑛𝑡𝑒́, 𝑙'𝑒́𝑡𝑎𝑡 𝑡𝑟𝑎𝑛𝑞𝑢𝑖𝑙𝑙𝑒 𝑑𝑒 𝑙'𝑎̂𝑚𝑒 𝑎𝑠𝑠𝑢𝑟𝑒́𝑒 𝑑𝑒 𝑠𝑜𝑛 𝑠𝑎𝑙𝑢𝑡 𝑎̀ 𝑡𝑟𝑎𝑣𝑒𝑟𝑠 𝐶ℎ𝑟𝑖𝑠𝑡, 𝑞𝑢𝑖 𝑛𝑒 𝑐𝑟𝑎𝑖𝑛𝑡 𝑟𝑖𝑒𝑛 𝑑𝑒 𝐷𝑖𝑒𝑢 𝑒𝑡 𝑠𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑒𝑛𝑡𝑒 𝑑𝑒 𝑠𝑜𝑛 𝑠𝑜𝑟𝑡 𝑡𝑒𝑟𝑟𝑒𝑠𝑡𝑟𝑒, 𝑞𝑢𝑒𝑙 𝑞𝑢'𝑖𝑙 𝑠𝑜𝑖𝑡" 𝑜𝑢 𝑒𝑛𝑐𝑜𝑟𝑒 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑒 "𝑙'𝑒́𝑡𝑎𝑡 𝑏𝑒́𝑛𝑖 𝑑𝑒 𝑙'ℎ𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑗𝑢𝑠𝑡𝑒 𝑒𝑡 𝑝𝑖𝑒𝑢𝑥 𝑎𝑝𝑟𝑒̀𝑠 𝑙𝑎 𝑚𝑜𝑟𝑡 ".
On comprend que celle-ci n'est pas une affaire des hommes mais de Dieu, mieux que c'est Dieu Lui-même, cependant l'homme par son action participe à l'avènement de ce dernier. Mais comment ?
Paul dira lui-même en mettant en pratique non seulement ce qu'ils ont appris (les leçons enseignées) et reçu (ce qu'on a accepté comme faisant partie d'un savoir juste par l'appropriation), mais aussi ce qu'ils ont vu (dans son comportement, l'agir de l'apôtre).
Donc pour l'apôtre Paul, dans l'épître aux Philippiens, 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐮 𝐃𝐢𝐞𝐮 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐩𝐚𝐢𝐱, 𝐪𝐮𝐢 𝐞𝐬𝐭 𝐥'𝐞𝐧𝐭𝐞𝐧𝐭𝐞 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐚 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐚𝐮𝐭𝐞́, 𝐧'𝐚 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐞́𝐪𝐮𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐥'𝐢𝐦𝐢𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐯𝐞𝐫𝐭𝐮𝐬 𝐪𝐮𝐢 𝐚 𝐥𝐮𝐢-𝐦𝐞̂𝐦𝐞 𝐯𝐞́𝐜𝐮 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐚𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐥'𝐞𝐧𝐬𝐞𝐢𝐠𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐨𝐧𝐧𝐞́ 𝐞𝐭 𝐫𝐞𝐜̧𝐮.
De ce fait, on comprend que l'harmonie entre les hommes et les chrétiens vient de Dieu, parce que c'est Lui qui donne sa Paix (puisqu'il est la Paix Lui-même) qui n'est pas seulement absence de guerre, mais aussi tranquillité de l'âme (Cf. Jn 14, 27). Toutefois les chrétiens ont également à participer (non pas au sens d'une condition sine qua non ou nécessaire ou encore suffisante), en vivant selon les enseignements qu'ils reçoivent de leurs pasteurs et de la vie qu'a menée ces modèles de la foi que l'Église nous présente durant les solennités, les fêtes, les mémoires et les féries.
𝐒𝐢 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐞 𝐃𝐢𝐞𝐮 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐩𝐚𝐢𝐱 𝐬𝐲𝐧𝐨𝐧𝐲𝐦𝐞 𝐝'𝐡𝐚𝐫𝐦𝐨𝐧𝐢𝐞 (𝐚𝐮 𝐬𝐞𝐧𝐬 𝐝𝐞 𝐩𝐚𝐢𝐱 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐜𝐨𝐫𝐝𝐞) 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐚𝐮𝐭𝐞́ 𝐧𝐚𝐢̂𝐭 𝐚𝐮𝐬𝐬𝐢 𝐝𝐞 𝐥'𝐢𝐦𝐢𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐯𝐢𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐚𝐬𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬, 𝐚𝐥𝐨𝐫𝐬 𝐝𝐞 𝐥'𝐚𝐮𝐭𝐫𝐞 𝐜𝐨̂𝐭𝐞́, 𝐜𝐞𝐬 𝐝𝐞𝐫𝐧𝐢𝐞𝐫𝐬 𝐨𝐧𝐭 𝐚̀ 𝐦𝐞𝐧𝐞𝐫 𝐮𝐧𝐞 𝐯𝐢𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐯𝐞𝐧𝐚𝐛𝐥𝐞 𝐞𝐭 𝐣𝐮𝐬𝐭𝐞, 𝐮𝐧𝐞 𝐯𝐢𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐭𝐞́𝐦𝐨𝐢𝐠𝐧𝐞 𝐝𝐞 𝐜𝐞 𝐪𝐮'𝐢𝐥𝐬 𝐝𝐞́𝐟𝐞𝐧𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐭 𝐞𝐧𝐬𝐞𝐢𝐠𝐧𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐚𝐫𝐜𝐞 𝐪𝐮'𝐢𝐥𝐬 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐦𝐨𝐝𝐞̀𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐚𝐮𝐭𝐞́𝐬.
C'est d'autant plus juste que, très souvent les chrétiens modèlent et façonnent leurs vies sur celle de leurs pasteurs. "Pasteurs" est pris ici au sens donné par le prophète Jérémie, c'est-à-dire les dirigeants, les chefs, les aînés, les parents et les prêtres. Autrement dit, tous ceux qui sont à la charge ou ont une charge particulière. De ce fait, chacun est pasteur.
Donc chacun est comme obligé de mener une vie qui laisse transparaître la jonction entre le dire et le faire, pour que les autres vivent mieux et soient des modèles à leur tour. Parce qu'on ne suit pas seulement les enseignements, mais on regarde aussi l'exemplarité de la vie.
Dans cette optique, saint Paul nous enseigne aussi à anathémiser cette pratique qui consiste à dire : "𝑓𝑎𝑖𝑡𝑒𝑠 𝑐𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑗𝑒 𝑑𝑖𝑠, 𝑛𝑒 𝑓𝑎𝑖𝑡𝑒𝑠 𝑝𝑎𝑠 𝑐𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑗𝑒 𝑓𝑎𝑖𝑠". C'est vrai qu'on est sensé imiter les pasteurs que là où on voit qu'ils ne se trompent pas (Cf. Saint Augustin), mais il est aussi vrai que nous avons besoin des modèles à imiter, des personnes nobles dans les paroles et les actes, des gens qui vivent selon ce qu'ils enseignent, des gens qui font naître en nous ce désir ardent de suivre le Seigneur...
𝐃𝐞̀𝐬 𝐥𝐨𝐫𝐬, 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐬𝐨𝐦𝐦𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐯𝐢𝐭𝐞́𝐬 𝐚̀ 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐫𝐞𝐧𝐝𝐫𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐮 𝐃𝐢𝐞𝐮 𝐝𝐞 𝐥'𝐡𝐚𝐫𝐦𝐨𝐧𝐢𝐞 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐚 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐚𝐮𝐭𝐞́ 𝐯𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐃𝐢𝐞𝐮 𝐋𝐮𝐢-𝐦𝐞̂𝐦𝐞 𝐩𝐚𝐫𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐜'𝐞𝐬𝐭 𝐝𝐞 𝐬𝐨𝐧 𝐫𝐞𝐬𝐬𝐨𝐫𝐭 𝐬𝐞𝐮𝐥, 𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐜𝐞 𝐃𝐢𝐞𝐮 𝐚𝐭𝐭𝐞𝐧𝐝 𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐡𝐚𝐜𝐮𝐧 𝐦𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐞𝐧 𝐩𝐫𝐚𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐞𝐧𝐬𝐞𝐢𝐠𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐚𝐬𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐝𝐨𝐧𝐧𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐭 𝐪𝐮'𝐢𝐥𝐬 𝐢𝐦𝐢𝐭𝐞𝐧𝐭 𝐥𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐩𝐚𝐬𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬 (𝐂𝐟. 𝟏 𝐂𝐨 𝟏𝟏, 𝟏). 𝐏𝐨𝐮𝐫 𝐜𝐞𝐥𝐚, 𝐜𝐡𝐚𝐜𝐮𝐧 𝐝𝐨𝐢𝐭 𝐦𝐞𝐧𝐞𝐫 𝐮𝐧𝐞 𝐯𝐢𝐞 𝐣𝐮𝐬𝐭𝐞, 𝐮𝐧𝐞 𝐯𝐢𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐢𝐧𝐬𝐩𝐢𝐫𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐮𝐭𝐫𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐬𝐬𝐞 𝐚̀ 𝐦𝐢𝐞𝐮𝐱 𝐟𝐚𝐢𝐫𝐞.
Ainsi prions le Seigneur, afin que sa Présence demeure toujours au milieu de nos communautés. Que le Saint-Esprit nous donne de mettre en pratique les enseignements donnés et reçus, et d'avoir une vie exemplaire pour le salut de tous.
✍🏽𝐑𝐚𝐯 𝐄𝐥𝐢𝐚𝐦




Commentaires